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c’est quoi le Daheshisme



« 
La vraie religion, celle en laquelle je crois, c’est celle qui d’abord nous émancipe de toute religion. »

« … Or si l’âme était immortelle et existait vraiment, la mort cesserait d’être la mort… »

Le Daheshisme vu à vol d’oiseau

(Georges H. Chakkour)

VU dans ses grandes lignes, l’enseignement daheshiste est des plus simples, et même au cœur de toutes nos religions monothéistes.

Rien qui soit nouveau !

Absolument rien qui soit d’aujourd’hui !

Et pourtant tout nous semble nouveau !

L’on se demande, à bon droit, d’où vint donc le grand scandale et pourquoi le branle-bas du Clergé libanais*, notamment catholique, des années quarante au Liban ?! (*Lire à ce propos Le testament historique de Marie Hadad)

Dahesh (que ce soit durant sa vie publique ou dans ses écrits), rendait à ces vérités négligées, oubliées ou reniées une force d’actualité sans précédent : en fait comme personne ne l’a fait avant lui depuis l’avènement du Christ… Là où les hommes de religion gênaient le principe de la foi chrétienne par un train de vie scandaleux (« infaillibilité ex cathedra » cachant une soif de pouvoir insatiable, source de fanatisme et d’intolérance religieuse, etc.) Dahesh le rappelait à la vie comme un Lazare de la tombe. Aussi le Haut Clergé de la Montagne avait-il peur de son influence ! C’est là toute la cause du drame, et l’histoire du Daheshisme au Liban, ce pays tant de fois cité par les grands prophètes hébreux : « le réveil de Lazare ! » Non seulement les grands prêtres du pays du Cèdre lui en voulaient de ressusciter ce « condamné à mort de l’angoisse et du doute, » mais ils étaient bien décidés à le faire mourir, lui et Lazare. Ses arguments simples et de bon sens, l’envergure de sa pensée, son charisme naturel (mais surtout les miracles que Dahesh commença très jeune à manifester à Beyrouth et dans les autres capitales arabes, notamment au Caire et à Bagdad), ébranlaient la clé de voûte de leur pouvoir ecclésiastique, deux fois millénaire.

Pourtant, à ceux qui s’informaient :

« Quelle nouvelle doctrine nous donnes-tu ? »

Dahesh répondait simplement :

« Aucune que vous n’ayez déjà reçue. Car en vérité, ce ne sont point les religions qui vous manquent le plus, mais la foi en Dieu et en Ses prophètes, source de tout progrès possible 1 ]. »

 

Et Dahesh ajoutait :

« Le rôle de ces manifestations spirituelles est d’attirer l’attention du siècle sur la question de tous les temps : l’existence de l’Âme et son immortalité ! Ces signes qui dérogent aux lois immuables de la Nature, preuve indubitable de l’Existence Divine, rendront au siècle sa foi en ses religions, car ce siècle de la technologie ne croit plus. Le témoin qui aurait touché du doigt un de ces miracles, s’il est Chrétien, s’attachera à l’esprit de l’Évangile, s’il est de foi musulmane, à celui du Coran, ainsi le Juif, ainsi le Bouddhiste. »

Or le but spirituel de tout message divin s’ancre dans la volonté constante et bien définie de fonder en l’Homme l’amour du Vrai, du Beau, et du Juste. Je me souviens encore de ces mots, ils datent de plus de vingt ans. Leur accent me ramène à cette tendre période où la poésie suffisait à mon cœur et faisait toute ma joie. Mais on ne vit pas seulement de poésie… Saurais-je mieux tracer aujourd’hui, et sans confondre mes lecteurs, les grandes lignes de son enseignement ? Probablement non. Eh ! comment parler de ma religion sans parler de ma grande vénération pour celui, en dehors de qui, toute religion aurait été un enfer d’ennui pour moi ! L’amour explique et ne s’explique pas… de même la foi qui procède du simple et doux bonheur d’aimer. J’ai cru en lui et je l’ai aimé parce qu’il m’a donné mille et une raisons de croire en lui et de l’aimer. En réalité, sa personnalité et ses miracles ont généré en moi une source intarissable d’admiration divine. Non, à plus de vingt ans de distance, je demeure encore incapable de conduire un traité métaphysique en bonne et due forme, et je me contente, pour résumer ma pensée, de répéter cette formule simple :

« Le but de toute religion est d’amener l’Homme à une prise de conscience nouvelle des valeurs morales et sociales… et que l’Être qui sème en nous l’amour du Beau Divin est lui-même Divin. »

Je pense avoir déjà souligné quelque part dans mes écrits, que le Docteur Dahesh enseignait peu en public et laissait ce soin à ses disciples. Il était, par choix et par nature, peu prolifique en enseignements théoriques. Et, personnellement, je ne lui connais aucune étude, aucune synthèse ou analyse critique sur la question spirituelle. De ma vie je ne l’ai entendu « prêcher » ou « moraliser » devant des invités, ou même en privé, au milieu de ses disciples. En revanche, sa vie m’a tenu lieu d’École de tous les jours, d’une source d’enseignements de chaque instant.

Cependant, quel est selon moi le point central, le cœur, le point le plus important de sa pensée ? Et qui le distingue des autres prophètes. Voilà ce dont j’ai hâte d’expliquer avant d’aller plus loin dans cette série d’œuvres consacrées au Docteur Dahesh. Et d’abord en rappelant ces paroles de Jésus – qui ont enchanté ma jeunesse – sur le Paraclet :

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, enseignait Jésus à ses disciples, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même [de son propre chef], mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. »

(L’Évangile selon Jean, XVI, 7-13)

Le Daheshisme est une religion – au sens le plus large du terme – en plein devenir, une pensée philosophique encore à ses débuts. Ses racines plongent au plus profond de nos doutes.

Son but cardinal est de :

Nous rendre la foi en Dieu et en Ses prophètes ! Prouver l’existence de l’âme et son immortalité, c’est-à-dire « notre immortalité » ! Et puis surtout… nous indiquer une voie de réforme et de salut conforme à l’esprit du temps !

Son Message est fondé sur celui des religions qui l’ont précédé, en particulier le Christianisme, dont il réaffirme l’unité essentielle, les confirme et les clarifie, et puis les prolonge en lui.

C’est la religion du bon sens et de la raison ! De l’amour fraternel et de la tolérance universelle des Croyances ! De l’égalité des races et des cultes ! De la liberté absolue des opinions, dans le respect mutuel de celle des autres ! Une religion on ne peut plus humaine, fondée sur le respect des lois sociales, les valeurs intellectuelles et artistiques (« Les arts sont le souffle de Dieu dans le limon de l’Homme… » disait Dahesh devant une belle toile), le retour à une vie sociale, à une justice sociale plus équitable et juste. En un mot : elle travaille au renforcement idéal de tous les principes de la démocratie et de la vertu.

Elle personnifie et édifie dans toute sa cohérence, l’Unité fondamentale de l’Homme et de ses religions, lesquelles émanent d’une source unique : Dieu, Créateur et Maître de l’Univers ! Elle nous enseigne que « leur diversité apparente, souvent même contradictoire, » n’est due qu’à l’esprit de l’époque à qui elles s’adressent. Que ces religions soient monothéistes ou polythéistes ! « À chaque peuple son message… » En ce sens que le fin but de toute Révélation divine étant le profit moral d’une époque déterminée, il a bien fallu différencier ces messages parallèlement au mal en cause et au niveau intellectuel du peuple à qui ils s’adressent. D’où la différence purement circonstancielle (ou médicale si l’on veut, car les prophètes sont aussi les médecins de l’âme d’une époque), entre une doctrine spirituelle et une autre, déterminées par les symptômes sociaux en cause. Autrement dit, différences historiques, différences temporelles, et point essentielles.

Quand c’est le cœur qui souffre, le message revêt une approche nécessairement cordiale. Les poumons ? la vue ? le cerveau, l’ouï, les nerfs, les muscles ?! De même ! Cependant les données de base, elles, demeurent radicalement et invariablement les mêmes.

Aussi Dahesh réaffirme-t-il après Jésus, que ce ne sont ni les Juifs ni les Chrétiens, et aujourd’hui ni les Musulmans ni surtout les Daheshistes qui seront « sauvés », mais bien ceux qui auraient accompli la volonté de Dieu, clairement soulignée dans les Écritures Saintes (le Pentateuque, l’Évangile ou le Coran, pour ne citer que ces derniers). Qu’un Athée qui ferait le bien et garderait la justice, a bien plus de chance d’évoluer vers un Monde meilleur qu’un Croyant qui se contenterait de dire : « Seigneur ! Seigneur ! je crois en Toi ! » et ne ferait pas Sa volonté.

La santé morale du genre humain repose en fait sur une science spirituelle riche et variée, qui comprend ses lois propres, ses branches et ses divisions.

Son objet est l’Homme et la Société !

Or que la Vérité est une et absolue, les préceptes et les enseignements des prophètes ne diffèrent que relativement au mal en cause.

Leurs messages jouent sur deux moyens d’action (deux pôles de réforme), l’individu et la société : qui sont comme les deux « âmes » de l’Homme.

L’individu étant la « brique » de la société, s’il se dégrade point d’équilibre social durable.

Inversement, les meilleurs éléments de cet ensemble seront déchus de leurs qualités virtuelles dans un corps pervers.

Telle est la vérité incontournable du rapport individu et société : les deux états de l’Homme !

        L’ensemble dépend de l’élément, l’élément repose sur le tout.

Solides, ils sont solides l’un de l’autre.

Faibles, ils s’affaiblissent réciproquement.

Aussi voit-on chaque prophète incarner, chacun en son temps, le meilleur modèle de société !

« La grande question sociale c’est d’abord une question morale, » nous rappelle également le Daheshisme.

Le point faible et démoralisant des siècles précédents, le « talon d’Achille », si je puis dire, des Temps Modernes étant le doute légitime en ce qui concerne l’existence de l’Âme et son immortalité, toutes les Révélations spirituelles – et plus particulièrement le Daheshisme aujourd’hui, – centrent notre attention sur les grands mystères de l’Âme et de l’Esprit, seules valeurs de base de nos religions ! Cette croyance en l’existence d’une « âme responsable et immortelle » a alimenté tous nos dogmes religieux et nos concepts moraux, bien avant Platon et les écoles socratiques. Elle est le « sel éthique » de toute doctrine. C’est d’elle, de cette vérité (ou plus exactement : c’est de notre prise de conscience de cette vérité), que dépend l’évolution définitive de l’Homme ! La vraie connaissance de la Vie, partant de tout progrès humain véritable, voire possible.

Or si l’âme était immortelle et existait vraiment, la mort ne serait plus la mort, la vie cesserait d’être un passage éphémère entre deux néants. Notre séjour charnel serait semblable à un coup d’ailes entre deux rives non moins conscientes et vitales, s’enchaînant de cause à effet selon les lois divines de la Causalité spirituelle.

Un navire entre deux continents !

Et toutes nos philosophies changeraient…

D’où l’importance du Message daheshiste au regard de ces questions qui, plus que jamais, sont devenues la proie du doute et de l’inconnu, de tous les reniements contemporains que nous connaissons. Il rétablit comme jamais auparavant la foi en un au-delà certain, que le doute scientifique pourrait écarter en stupidités romantiques, parce qu’il a du mal à l’assimiler.

Et c’est là précisément que les miracles du Docteur Dahesh entrent en jeu, – preuve matérielle palpable de l’existence de Dieu, de l’Âme, de l’Esprit, de la pluralité des Mondes habités, d’une vie qui précède notre naissance terrestre, d’une autre après le décès, d’un Ciel et d’un Enfer, autrement dit de la réincarnation (ici-bas ou bien ailleurs dans d’autres Mondes), selon les lois immuables, omnipotentes de la récompense et du châtiment… Et nous les expliquent selon les critères de l’homme moderne, que celui-ci soit Chrétien, Juif, Musulman, Hindouiste ou Bouddhiste, croyant ou athée.

Quel que soit son intellect, un grain de bon sens et de jugement – de science et de conscience, – suffisent à le persuader, fut-il le plus convaincu des nihilistes. Cette croyance en l’immortalité de l’âme (notre immortalité !), et les conséquences sans nombre qu’elle implique sont primordiales, autant que le sens de la vue et de l’ouïe pour un corps vivant qui pense et agit. Condamnez ces moyens, brisez, bouchez ces fenêtres messagères du monde matériel qui nous entoure, que de ténèbres ! Ôtez un instant du cœur de l’homme l’idée de son immortalité, toute la logique de son monde moral et social s’écroulerait : il serait fourvoyé dans ses raisonnements autant qu’un aveugle dans ses mouvements et ses déplacements tâtonneurs.

Voilà donc à mon avis la fenêtre la plus importante ouverte sur l’au-delà et ses mystères  par le Daheshisme. Avec le Docteur Dahesh l’hypothèse de l’existence et de l’immortalité de l’âme cesse d’être une simple hypothèse. Au contraire, elle devient certitude et règle de vie, la base inédite d’une école philosophique plus vaste et universelle, voire cosmique ! Une dimension neuve étendant la réflexion métaphysique au-deçà de la naissance, bien au-delà de la mort.

Autre question capitale :

La responsabilité individuelle et collective des Êtres !

Sujet profond…

On est surpris d’apprendre par exemple que, dans l’Univers, « tout est responsable de tout ». Le bateau crée lui-même la vague qui le renverse et l’étoile qui le guide ! Il est dans le phare et la tempête… Qu’il existe un nombre infini de Mondes vivants dont nous aurions « un lien immédiat avec les Créatures qui les habitent », et qui auraient accédé à ces Mondes supérieurs ou inférieurs « en conséquence de nos actes à nous, dans le passé ». Ou que nous serions ici-bas en châtiment des leurs !

Responsabilité universelle réciproque embrassant tous les êtres et les créatures. D’abord l’être vis-à-vis de lui-même (son âme individuelle propre), puis vis-à-vis de l’Âme collective dont celle-là émane. Ainsi de suite, de monde en monde, de sphère en sphère… Ma responsabilité vis-à-vis de moi-même et vis-à-vis de la société à laquelle j’appartiens, puis de l’Humanité, puis ensuite de la Terre, puis enfin de la Galaxie, et inversement chaque créature vis-à-vis du Moi universel, à une échelle toujours plus large, vertigineuse, divine et absolue !

« Moi en Eux et Toi en Moi…

afin que Nous soyons parfaitement Un ! »

(L’Évangile selon Jean, XVII, 20-23)

Méditons bien ces paroles de Jésus :

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en Moi par leur parole, afin que Tous soient Un, comme Toi, Père, Tu es en Moi, et comme Moi je suis en Toi, afin qu’eux aussi soient Un en Nous, pour que le monde croie que Tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que Tu m’as donnée, afin qu’ils soient Un comme Nous sommes Un – Moi en eux, et Toi en Moi, – afin qu’ils soient parfaitement Un, et que le monde connaisse que Tu m’as envoyé et que Tu les as aimés comme Tu m’as aimé. »

Que notre Univers comprend en son sein des mondes matériels autant qu’immatériels… dans un espace-temps mêlé et confondu ! Que l’ensemble des âmes d’un « Monde » forme un Tout uni. Qu’ensemble enfin ces mondes matériels et immatériels – leur présent, leur passé et leur futur, – composent à leur tour un Tout indissociable et splendide, universel, cosmique et parfait. Un Être merveilleux… dont les mondes et les planètes y seraient les atomes ; les galaxies, des cellules « vibrantes de civilisations inconnues dans l’espace-temps de son Corps infini ! »

À ce sujet, la littérature daheshiste (notamment l’œuvre « fantastique » du Docteur Dahesh sur les Mondes habités), ferait les délices des passionnés de la science-fiction, non seulement scientifiquement possible, mais divinement vrai ! Rappelons rapidement ces paroles du Christ, le premier à avoir mentionné l’existence d’autres «Mondes habités » dans l’Univers, et à laquelle, regrettablement, le Christianisme ne prête pas toute l’attention qu’il devrait :

« Que votre cœur ne se trouble point… Dans la Maison de mon Père il y a plusieurs demeures ! Si cela n’était pas ainsi, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparez une place. Et lorsque je m’en serais allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. »

(L’Évangile selon Jean, XIV, 2-4)

D’autre part, le Daheshisme met en évidence les lois trop oubliées de la Causalité spirituelle.

Il nous enseigne que des lois sages et complexes gèrent et gouvernent nos destins d’après le mérite de nos actes et de nos pensées : (« Vous avezavez appris qu’il a été dit aux Anciens : Ne commettez point d’adultère ! Mais moi je vous dis que quiconque ‘regarde’ une femme pour la convoiter est ‘déjà’ adultère avec elle dans son cœur… » L’Évangile !), selon qu’ils soient louables ou blâmables devant Dieu et notre conscience (« elle-même notre juge, » dit bien le Docteur à ce propos), dans un rouage de vies et de morts incessant, intarissable, chronométré… Un système bouillant de destins nés l’un de l’autre.

Et nous voici dans la réincarnation…

Car toute idée de l’immortalité de l’âme implique nécessairement ce dogme.

Toutes nos religions ont professé la réincarnation et le retour à la vie après la mort. Il suffit, pour nous en convaincre un peu, de lire de plus près les Écritures Saintes, dont certains versets sont on ne peut plus explicites. Même l’Islam l’a professé à l’origine, il n’y pas de doute, ainsi que le Christianisme (tout aussi bien que le Bouddhisme).

Pour ne citer qu’un exemple dans le Coran, mais alors particulièrement précis à ce sujet :

« Comment blasphémez-vous contre Dieu, et vous étiez morts et Il vous a ramenés à la vie, puis Il vous ramènera à la mort et puis encore à la vie, puis à Lui vous retournerez. »

(Le Coran Verset 28, la Sourate II, intitulée « La Vache »)

Ou ces deux autres dans l’Évangile, où Jésus dit clairement à ses disciples que Jean-Baptiste était venu au monde avec, en lui, un «fluide» (une parcelle, un souffle) de l’âme d’Élie le prophète :

« En vérité je vous le dis, Élie, qui doit revenir, c’est lui-même Jean-Baptiste. »

(L’Évangile selon Matthieu, XI, 12-15)

« Et les disciples l’interrogèrent en disant : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir d’abord ? Il leur répondit : Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Or je vous dis qu’Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu, mais ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’Homme aura à souffrir de leur part. Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean-Baptiste. »

(L’Évangile selon Matthieu, XVII, 10-13)

La Réincarnation des êtres sous toutes les formes possibles du Vivant :

« En vérité je vous le dis, Dieu peut susciter de ces pierres des fils à Abraham. »

(L’Évangile selon Matthieu, III, 9)

Laquelle permettra aux êtres (la plante aussi bien que la pierre), d’évoluer d’état en état, de règne en règne, de monde en monde, de sphère en sphère, de galaxie en galaxie jusqu’à l’Idéal absolu au sein de la félicité pure et plénière… Dieu !

Comment expliquer autrement, sinon par la Causalité spirituelle (dont nos réincarnations sont le juste miroir du verdict qu’elle prononce), la disproportion des qualités et des tares héritées dès le berceau : Dieu serait-Il injuste ? Aucune abstraction à ce sujet, au temps de Moïse ou de Jésus l’idée de la réincarnation était une idée courante ancrée dans les croyances, sinon on n’aurait pas posé cette question à ce dernier :

« Rabbi, qui en est responsable, lui ou ses parents ? »

Il s’agissait d’un aveugle de naissance…

Méditons bien ces mots :

« Et en passant, Jésus vit un homme aveugle de naissance. Et ses disciples l’interrogèrent en disant : Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? Jésus répondit : Ni lui n’a péché, ni ses parents, mais pour qu’en lui soient manifestées les œuvres de Dieu. »

(L’Évangile selon Jean, IX, 1-3)

Un aveugle-né serait-il responsable de son état s’il n’existait pas avant sa venue sur Terre, avant sa conception et sa naissance ?! Leur question à Jésus sur l’aveugle, aurait alors été totalement absurde si l’incarnation dans un nouveau corps n’était pas couramment admise par le milieu juif de l’époque… Je ne m’y attarderais pas plus, l’Ancien et le Nouveau Testament sont truffés d’exemples et de situations explicites de ce genre. On n’en finirait point s’il fallait en épuiser tous les exemples [ 2 ].

Aussi, à lui seul, le chapitre de la Réincarnation constitue-t-il un monde fascinant aux aventures infinies ; « mais c’est surtout un monde d’amour et de clémence, » nous dit le Docteur Dahesh. On souhaiterait presque mourir pour atteindre la vie-d’après, comme on voudrait sauter les pages d’un roman passionnant pour en connaître la fin. Mais toute merveilleuse que soit cette aventure – ce roman de l’« anima », – c’est nous-mêmes qui l’écrivons et l’éditons à un exemplaire unique dans nos gènes. Un roman au dictionnaire fascinant, composé de nos vies, de nos morts et de toutes nos réincarnations !

À sa lumière tant de choses cessent d’être obscures.

Car, nous dit le Bien-Aimé, si nous ôtons de la vie d’un homme « ses années d’enfance irresponsables, » ainsi que le temps qu’il passe en sommeil inconscient (environ 30 années de sommeil pour un homme qui aurait vécu 100 ans), que lui reste-t-il vraiment, sinon peu d’années conscientes et responsables sur lesquelles Dieu serait censé le juger pour l’éternité ?! « Si, comme le professent nos religions, le verdict Enfer ou Paradis devait être rendu au bout d’une si courte durée, combien ce serait alors méconnaître l’Amour divin ! » C’est illogique et même fou, ajoute-t-il, de croire que Dieu récompenserait les êtres et les punirait à un état éternel, siècle après siècle, éternité après éternité, « sans leur avoir auparavant octroyé au moins une chance de rachat, et probablement mille chances, et probablement encore des milliers de chances de rachat.» Car dans Son amour « Dieu veut le bien de l’Homme, » souligne bien le Docteur Dahesh, « et non son châtiment : Même dans Son châtiment Dieu demeure Amour. »

Et Amour toujours demeure :

« La Miséricorde divine est incommensurable et infinie (dit le Docteur). C’est la raison pour laquelle Il nous a octroyé le don céleste de la réincarnation, afin de pouvoir nous corriger et purifier nos âmes graduellement, étape après étape, vie après vie. Durant ces réincarnations, chaque personne serait capable de surmonter ses faiblesses et élever son âme afin de pouvoir jouir de Ses célestes paradis. Si, après avoir épuisé toutes ses chances, l’individu ne s’est toujours pas amélioré, il aurait dès lors mérité d’être la proie éternelle des flammes de l’Enfer.

« Cela serait alors juste et équitable !

« Mais pour l’Homme, pauvre créature née faible et sensible à l’hameçon des voluptés, sujette aux tentations de la chair et aux lois du plaisir, entraînée dedans ses molécules par un vertige d’erreurs, otage d’un nombre infini de passions et de séductions… il serait aussi faible contre ces tentations qu’un oiseau au milieu de rapaces à qui on aurait alourdi les ailes de plomb. Ce serait lui handicaper l’âme et lui dire: Libère-toi des servitudes qui t’accablent, sinon rampe à jamais ! Ce serait injuste et illogique, et même monstrueux… »

Cela est tout simplement impossible, ajoute le Docteur, sinon le Créateur serait un monstre impitoyable à notre image.

Hormis les questions sociales :

« Vous excellez dans l’art de rédiger des constitutions et des chartes d’équité, de liberté et de fraternité… Je vous le déclare en toute vérité, vos législations ne sont qu’une comédie, une honteuse mascarade… »

de justice :

« Car ces lois ne sont pas des lois lorsque les détenteurs de l’autorité publique les appliquent seulement au faible et point au fort, à l’indigent et point au riche également ! »

de clémence judiciaire :

« Celui qui vole un morceau de pain pour apaiser sa faim, vous le jetez dans de ténébreuses prisons, après l’avoir bien humilié et rassasié d’insultes, d’offenses et de mépris. Mais le voleur de millions, vous vous associez à lui dans le partage du butin. Vous le libérez et lui accordez tous les droits… »

de l’émancipation de la Femme et de l’égalité des sexes (questions importantes en Orient comme tout le monde le sait) :

« … S’il existe des femmes perfides et légères, il se trouve également des hommes qui les surpassent en ruse et en félonie. La loyauté, la vertu peuvent être également l’apanage des deux sexes. Si nous devions les analyser et comparer leurs qualités réciproques, nous devrions affirmer que l’homme et la femme se valent et que la femme parachève l’homme. Telle est l’œuvre du Ciel, telle est la volonté du Tout-Puissant. Ils sont égaux en droits et en devoirs… Quant à ce principe bien ridicule qui prétend que la femme serait plus faible que l’homme, je me ris d’une telle ineptie. L’expérience de tous les temps prouve et confirme que le caractère de l’homme est, en maintes circonstances, plus faible que celui de la femme. »

… et mille autres sujets encore, telle est la grande question, la seule d’ailleurs qui a intrigué les philosophes et les penseurs au long des siècles et des civilisations : l’Âme existe-t-elle vraiment ? Qui nous le prouve ? Quelle est son essence ? Que lui advient-il à la mort ? Que veut dire passer de vie à trépas ?

Car une fois que nous comptons avec l’existence et l’immortalité de l’Âme, tout a changé du tout au tout. Et les miracles du Docteur Dahesh nous révèlent justement le visage caché de cette lune ! Un abîme plus fascinant que celui des atomes… infiniment plus complexe que l’énergie palpable, car l’âme est aussi de la matière, autant que la matière n’est, finalement, qu’une âme palpable, une énergie tangible aux sens ! (Elle compose et baigne de son onde énergétique tous les êtres et les choses, animés ou inanimés.)

Sinon, Jésus aurait-il « maudit » le figuier ?

L’Esprit aurait-il pris « la forme » d’une colombe ?

Les Anciens Juges auraient-ils « condamné la pierre » à subir un « châtiment corporel » ?

L’Éternel aurait-Il choisi d’apparaître à Moïse au milieu d’un « buisson ardent » ?

Des étincelles de l’Âme du Christ habiteraient-elles le pain et le vin qu’il a bénis ?

Dieu aurait-Il établi une alliance avec « les animaux de la terre, les oiseaux et le bétail » ?

« Voici, J’établis Mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous ; avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre… soit avec tous ceux qui sont sortis de l’arche, soit avec tous les animaux de la terre. »

(Genèse IX, 9-10)

Or une des choses inédites dans la compréhension daheshiste de l’Univers matériel – réel – c’est sa peinture inattendue des essences vivantes composant la trame fondamentale des éléments connus et inconnus. Dahesh enseigne, en effet, que tout ce qui existe émane d’une même masse d’Énergie, ou Âme primordiale. D’un même Être originel constitué de particules qu’il nomme «Fluides ».

Les « fluides » seraient à cette masse originelle ce que les atomes physiques sont à la Matière diffuse dans l’Univers, composant les millions de millions de galaxies. Autrement dit: « le dernier élément énergétique qu’il soit possible de concevoir, l’Atome idéal indivisible, l’Élément le plus pur de la Création… » Ainsi serait le fluide.

De l’Énergie… de l’Esprit !

Toute chose serait constituée de « fluides »,  la pierre, l’eau, le figuier, l’ange, les étoiles, nos sentiments, nos doutes, nos peurs, nos pensées.

Plus, les êtres jouiraient d’une âme qui s’emboîte dans une autre plus vaste (« et point dans le corps ne réside l’âme… » dit-il enfin pour nous surprendre). En d’autres termes, les êtres et les forces matérielles seraient téléguidés par des forces qui habitent un monde immatériel !

Point dans le corps ne réside l’âme…

Difficile à concevoir… L’âme individuelle de chaque être serait une somme, un alliage plus ou moins harmonieux, plus ou moins évolué, composé d’un certain nombre de fluides raisonnables, à caractère progressif et régressif ! Et tout ce qui existe de Monde Vivant, qu’il soit animal, végétal ou minéral, serait composé de ces forces intelligentes, à un état donné de leur évolution… ainsi que l’eau par exemple qui, selon le degré de chaleur et de froid qui l’épouse, épouse un état différent alors que c’est absolument la même matière ! Ainsi « le niveau d’intelligence et de progrès moral » influe-t-il sur l’état général des «fluides» entrant dans la composition de l’âme personnelle, partant de celle, collective, d’un Monde donné !

Ces fluides évolueraient d’état en état, de Monde en Monde, éternellement, jusqu’à réintégrer leur pureté originelle au sein de Dieu, ou alors déchoir de lourdeur en lourdeur, de peine en peine, et de ténèbres en ténèbres, indéfiniment, jusqu’à la fin des temps : « Toute la Création émane d’une même Masse d’Énergie Originelle, subissant et exerçant une influence réciproque et constante entre ses éléments. » Point Abraham ne goûterait à la félicité plénière tant qu’un seul de ces fluides se débat encore dans les ténèbres de l’Enfer.

Évoluer ou déchoir ensemble !

Mais alors que nous sommes encore en vie, dit le Docteur Dahesh, des fluides de l’âme humaine peuvent gagner, séparément, le règne animal ou végétal, ou tout autre Monde qu’ils ont mérité… au fur et à mesure de notre existence terrestre, sans que pour cela advienne ce qu’on appelle la mort. Autrement dit, l’âme individuelle continuerait à rayonner indépendamment de la quantité des fluides dépensés ! Et ces fluides – sujet effrayant… ! – demeurent en rapport d’influence continu l’un vis-à-vis de l’autre, malgré les barrières qui les séparent, quelle que soit la distance spatiale ou temporelle entre eux, autant que les atomes composant un objet défini, alors que des espaces de vide, relativement effrayants, les séparent.

Quand le dernier fluide a quitté le corps, c’est la mort terrestre… La lanterne alors s’éteint, faute d’huile !

Alors que je suis encore sur Terre, je sème mes fluides et les distribue dans d’autres Mondes inférieurs ou supérieurs, qui m’influenceront constamment en bien ou en mal et que j’influencerai autant et de même… L’âme individuelle est en quelque sorte un pays où chaque fluide serait un citoyen à part entière, mais dépendant !

Je suis fort et faible de moi-même, de tous mes fluides éparpillés dans la Création.

J’existe comme un pays… je suis un peuple !

Plus je suis conscient de mes responsabilités et de mes devoirs, plus je travaille à mon bien personnel dans la vertu, un plus grand bonheur habitera mon cœur (« Le Royaume de Dieu est dans votre cœur… ») sinon je décline, je m’éclipse de moi-même et m’éparpille, cessant d’être mon propre souverain pour en être l’esclave.

Enfin le Daheshisme nous enseigne que de même que l’âme individuelle est « la somme des fluides plus ou moins évolués qui la composent», ainsi la Terre est-elle « la somme des fluides de ses créatures et des éléments matériels qui la composent ». Un Être vivant et conscient qui pense et réfléchit, sujet à ses désirs et à ses passions.

« On est la Terre, la Terre c’est nous… Nous sommes dans chaque vague de l’océan ; dans le chant de l’oiseau, le venin du serpent et le couteau de l’assassin. Nous sommes dans les notes mélodieuses de Mozart, de Bach et de Vivaldi ; dans la plante qui bourgeonne et le fruit qui mûrira demain… Ils sont en nous et nous en eux à des échelles d’influence variées. De même chaque Monde, de même chaque Sphère vivante représentant une entité de demeures plus complexe, à l’infini ! Tous une part du grand tout de la Création, les Mondes matériels et immatériels formant « l’Ange déchu qui se souvient des cieux… » Point de bonheur universel que l’ensemble des fluides de cet Être fini n’eût réintégré le bercail de la félicité plénière en Dieu. »

Fraternité universelle à l’échelle humaine, mais aussi, à l’échelle planétaire et sidérale, tel est en un mot le Daheshisme de source :

Prise de conscience phénoménale de l’Unité des Âmes et des Mondes !

Non, l’homme n’est point borné à cette vie éphémère, il est en quelque sorte un dieu immortel. Si la fatalité semble se jouer de nous, en réalité celle-là découle du bilan de nos vies antérieures :

La Causalité spirituelle étant une constante universelle absolue !

Outre ces questions (l’existence de l’âme, sa substance, son immortalité, et d’autres questions sociales dont j’ai parlé), le Daheshisme concilie de façon phénoménale les textes divins qui paraissent présenter des contradictions entre eux. Notamment « le supplice et la mort » du Christ sur la croix, discutés par l’Islam comme on sait. Car bien qu’en principe une religion ne peut contre-dire une autre, le Coran semble bien pourtant nous dire :

« Non, le Messie, Jésus fils de Marie, n’est pas mort sur la croix ! Il y a là erreur ! Dieu l’a élevé à Lui. Il n’est pas vraiment mort sur la croix comme on l’a cru, mais quelqu’un d’autre qui lui ressemblait a été crucifié à sa place. »

Le Christ est-il réellement mort (physiquement et humainement mort) à Golgotha sous Ponce Pilate ? Question grave ! Sulfureuse ! Il s’agit du « dogme de la rédemption ». De tout le Mystère du rachat du genre humain par le Messie : « Jésus fut livré à la croix selon un dessein arrêté par Dieu depuis la nuit des temps… » S’il n’est pas mort en offrande christique pour nos péchés (selon les Écritures), l’humanité serait toujours esclave de son péché… autrement dit de Satan.

Pire ! d’une grande illusion…

Il a fallu deux mille ans pour pénétrer au cœur de ce labyrinthe mystérieux, ou plutôt quinze siècles environ, depuis que l’Islam a remis en question le Mystère du supplice du Christ outragé, flagellé puis livré à la soldatesque pour être crucifié.

« Quand le paraclet sera venu… il vous expliquera toute chose. »

(L’Évangile : Jean, 14, 26)

La mort du Fils de l’Homme, certifiée dans les Évangiles, mise en doute (« impression illusoire») par le Coran, car y est-il dit textuellement :

« Ils disent : ‘Nous avons mis à mort le Messie, Jésus fils de Marie, l’envoyé de Dieu.’ Non, ils ne l’ont point tué, ils ne l’ont point crucifié ; un homme qui lui ressemblait fut mis à sa place. Et ceux qui disputèrent là-dessus furent eux-mêmes dans le doute. Ils ne le savaient pas de science certaine, ils ne faisaient que suivre une opinion. Ils ne l’ont point tué réellement. Dieu l’a élevé à Lui, et Dieu est puissant et sage. »

(Versets 157 et 158 de la Sourate IV, intitulée « Les Femmes »)

« Ils ne l’ont point tué réellement, mais ils l’ont cru ainsi… »

Ils l’ont cru ainsi ?! Autrement dit ce Jésus mort sur la croix sous Ponce Pilate n’était pas véritablement Jésus ; mais quelqu’un qui lui ressemblait – il leur a semblé ainsi, « choubbiha lahom’ » – lui fut substitué, un sosie ! Question sulfureuse au Moyen-Orient, cause insoluble, source obsessionnelle, indissoluble de mésentente continue entre deux religions monothéistes sœurs.  Et l’on avait un jour posé cette question au Docteur Dahesh, espérant le confondre :

« Qui donc selon toi est dans le vrai : l’Évangile ou bien le Coran ? Car si, en principe, comme tu l’enseignes, les deux religions sont dans le vrai, comment peut-on dénouer cette contradiction ? Le Messie, Jésus fils de Marie, est-il oui ou non mort sur la croix ? »

Ainsi fut expliqué pour la première fois ce Mystère inédit : « Les Personnalités Spirituelles du Christ. » Un des « fluides » du Christ, venu d’un monde supérieur, avait secrètement pris sa place le jour de son arrestation au jardin de Gethsémani. Sans que ses disciples mêmes n’en sachent rien ! Et quand ils apprirent enfin la vérité, Jésus devait leur avoir recommandé de garder le secret.

« … Mais c’est de la science-fiction.

– Rien n’est impossible à Dieu… » répondit simplement le Docteur.

Sa mort, la mort de Dahesh, l’heure venue, confirma cette science-fiction et trancha ce nœud gordien vieux de vingt siècles !

Je veux parler de sa mort en Azerbaïdjan en 1947… puis sa réapparition au Liban, sept ans plus tard après sa mort, alors que la presse libanaise avait publié les photos de son exécution. En fait, Dahesh n’était pas mort réellement ni même se trouvait en Azerbaïdjan au moment de son exécution. Mais un de ses fluides spirituels, incarné sur terre sous sa ressemblance, avait donné l’illusion à ceux qui se sentaient menacés par ses enseignements, que le gouvernement de Béchara el-Khoury avait réussi à s’en débarrasser.

Ces Vérités et tant d’autres, le Docteur Dahesh les tirait au grand jour, resplendissantes de preuves rigoureuses ; mais Dahesh, lui-même, n’enseignait aucune école (étant par nature adogmatique) ! Il savait ce qui l’attendait à l’autre bout de l’arc-en-ciel, et ne se faisait illusion sur rien ni personne, remplissant son rôle de messager… preuve et certitude !

 

Car Dahesh connaissait le cœur de l’Homme !

 

 

Jardin des proverbes
(Pensées et aphorisme préférés de l’auteur)

IL est plus agréable d’écrire que d’avoir fini d’écrire.

« L’hérésie combattue d’hier est devenue la grande vérité d’aujourd’hui. – Les déviances hérétiques d’aujourd’hui deviendront la grande vérité de demain! » (Awakel)

« L’humanité est comme moralement programmée pour tomber dans l’idolâtrie. » (Marie Hadad)

Ne désirer que ce qu’on a, c’est avoir tout ce qu’on désire. (Jean Chardin)

L’obstination est le piège où viennent donner les fausses vertus. (Jean de la Bruyère)

Si tu ne t’estimes pas comblé par ce que tu as, le monde entier et ses richesses ne pourront te satisfaire.

La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau : elle lui donne force et relief. (Jean de la Bruyère)

Ne sera jamais heureux celui qui ne l’est déjà !…

Car remarque comment plus on est riche et plus on se sent pauvre. Nos richesses, a dit Sénèque, ne nous apprennent qu’à en désirer de plus importantes.

Souviens-toi que, un jour de plus, c’est aussi un jour de moins.

Il vaut mieux nourrir son chat que courir après les souris.

La mort n’atteint pas l’âme, mais la libère.

« Je t’ai portée dans mon ventre bien avant l’origine des Temps ! » dit la Néant à la Vie.

J’aime beaucoup cette phrase de Sénèque : « Ce qui est vrai et bien dit appartient à tout le monde… » – Autrement dit une pensée vraie appartient au monde de la pensée et à personne en particulier.

Chose que j’ai bien du mal à comprendre et que je trouve étrange : Crimes en temps de paix deviennent actes héroïques en temps de guerre.

Il existe des valeurs sociales et des convictions politiques pour lesquelles tout le monde doit lutter.

La méfiance que nous éprouvons envers l’Étranger n’est pas moindre que celle que nous éveillons en lui.

Il est des sujets d’une valeur primordiale pour l’Humanité sur lesquels aucun être ne doit rester indifférent.

« La chance est tout, la chance n’est rien. » (Les Mille et Une Nuits)

La chance et le hasard ne sont, en fait, que des formes évoluées du mérite. –  « Si la Chance, cette colombe céleste, a décidé d’élire chez toi son nid ferme, tu peux en user largement. Car ce n’est point ton indifférence ou ta prodigalité qui l’épuiseront. Si elle a résolu de s’envoler, ce n’est point ta modération qui la retiendra. » (Les Mille et Une Nuits)

Le Hasard, un prodigieux engrais du Destin !

Les gens ont besoin de croire en quelque chose, d’où nos folies.

La religion finit toujours par flatter les vices du temps.

Nous avons la moralité qui convient à notre civilisation, et la conscience qui se marie le mieux à notre moralité.

Les véritables biens sont ceux qu’on ne peut perdre, les véritables richesses sont celles qui améliorent l’âme. Ainsi parfois la pauvreté peut être ou cacher un grand trésor.

N’est pas un bien véritable ce que la fortune peut reprendre.

« Dans un monde de voleurs, il est sot d’être honnête. » (Émile-Auguste Chartier, dit Alain)

La vertu est rare comme un palindrome : Même sens lu en sens inverse !

Dieu se manifeste à l’esprit humain, et même à l’indifférence du vulgaire, toujours et partout et en toutes choses… dans toute Sa Pleine Majesté.

Il est moins difficile de prendre une bonne résolution que de la conserver.

Le précepte est toujours plus facile que l’exemple.

« L’amour le plus constant est fugitif… Il passe car rien n’est durable ici-bas, où tout est éphémère. » (GC)

« L’Histoire constitue un ensemble cohérent. »

Les musiciens, les poètes et les peintres ne tirent leur titre de noblesse que de la beauté de leurs œuvres.

« On ne dit pas de Lamartine qu’il possédait une grande fortune, mais que c’était un grand poète. » (Paroles du Bien-Aimé)

On est tous un peu aveugles dès qu’il s’agit de nos parents.

« Les Arts nous rapprochent de Dieu ! » (Paroles du Bien-Aimé)

La musique est l’art suprême qui nous révèle l’infini et le divin. (Friedrich von Hardenberg, dit Novalis)

L’univers des grands illuminés est tout petit : avec eux-mêmes pour soleil.

Le secret du fruit est dans les racines, celui du miel appartient à l’abeille.

Chaque buisson de ronces a son petit rossignol.

Chaque vin a sa lie, chaque homme a ses défauts.

Le sort favorise toujours ceux qui placent leur confiance en lui.

« There’s a rising moon for every falling star. » (Il est une lune qui se lève pour chaque étoile qui tombe.)

Pourquoi est-ce toujours le pire qui doit nous rappeler à nos devoirs ?

Un homme peut être juste et vertueux sans avoir des idées précises de la justice et de la vertu.

Le plus modeste écrivain ne peut être égalé dans les endroits où il excelle.

C’est en vain et d’ailleurs par pure vanité ! que l’homme des villes se croit supérieur à l’homme des champs.

« Porté par une curiosité dominante, l’homme cherche en vain à approfondir les causes et les effets, le principe et la fin de toutes choses. Un grain de blé provoque son attention et son étonnement… La génération première et la production de ce simple végétal sont des mystères sur lesquels il interrogera en vain la nature ! » (Joseph Lavallée)

Une « chaîne » de télévision… L’homme est toujours enchaîné… La grotte de Platon…

L’homme est plus fort qu’il ne croit et plus faible qu’il ne pense.

Les politiciens aujourd’hui ? Trois mots pour les résumer : sophisme, radotage et démagogie ! Tous sans exception, c’est d’ailleurs ce qui fait leur force !

« Souviens-toi mon enfant que la meilleure solution est toujours la plus simple. » (Les Mille et Une Nuits)

Voilà ce qui doit nous faire réfléchir : Le diamant, la matière première la plus précieuse du globe, est en général extrait dans les pays les plus pauvres. Pourquoi ce qui nous nourrit est-il toujours immolé à notre cupidité ?

Le bon sens est plus nécessaire à la vie que l’eau et l’oxygène.

Comme le hasard fait parfois bien les choses. Il suffit parfois d’une rencontre, d’une page lue dans un magazine, d’un mot entendu par hasard dans la rue pour que tout notre monde chavire.

La chance m’a toujours bien servi, je me demande parfois pourquoi.

Tu pourras lire tous les livres de la Bibliothèque Nationale (si tu vivais assez longtemps pour cela), bien en vain ! Comme tu peux écouter intensément toute la musique de Mozart sans pouvoir écrire une seule phrase musicale qui nous émerveille par son originalité. À preuve : des générations de pianistes et de virtuoses ont passé leur vie à étudier, lire, jouer, manger, boire et respirer Bach, Chopin, Mozart et Haendel sans pour autant avoir composé un seul morceau émouvant. Ah, le secret du génie… n’ayant pas encore, ou à peine, dépassé au piano le stade élémentaire et déjà, composer des chefs-d’œuvre !

Avec un « si » je peux accrocher un Renoir dans mon salon.

Pierre Bayle : « Tu dois descendre aux enfers ! Sans cela il manquerait quelque chose au malheur de ceux qui méritent d’être dans ces noirs abîmes. »

C’est drôle comme les vieux retombent dans l’enfance.

L’homme « civilisé » est de loin plus féroce dans sa barbarie que les bêtes fauves.

La mort est venue clore ses paupières, rose que j’ai aimée et qui embaumait ma vie.

Les planètes gravitent autour du soleil en décrivant non pas des cercles, mais des ellipses dont le soleil occupe l’un des deux foyers. Le SECOND SOLEIL de l’ellipse, ne serait-il pas un soleil immatériel ?! (Je me suis souvent posé cette question.)

La vitesse du soleil dans la galaxie est, environ, de 220 kilomètres à la seconde. Quelle est donc la vitesse « réelle » de notre globe, alors qu’il gravite autour de l’astre du jour à la vitesse de 30 kilomètres à la seconde ?

Quelle présomption ! Ainsi la Terre, cette boule de rien du tout jetée dans l’infini de l’Espace, serait le seul lieu privilégié du Cosmos où se serait développée la vie et où existerait une conscience de la réalité. Une Intelligence !

« Il est rare que les grands hommes rare que les grands hommes ne tiennent pas de leur mère. » (Charles Blanc, École française, Ary Scheffer, page 2)

Heureusement que l’argent « ne fait pas le bonheur», sinon quelle triste chose nous serions.

Avec de l’argent on fait parler les morts, sans argent on ne peut faire taire les muets. (Proverbe chinois)

On ne connaît toute l’étendue de son bonheur qu’après l’avoir perdu.

Un jour de loisir est un jour d’immortalité. (Proverbe chinois)

La raison ne fait pas toujours raison ! Sot celui qui prétend que la « raison » a réponse à tout !

Les miracles de Dahesh défient toute explication, dépassent toute compréhension. (Marie Hadad)

Par malheur, le grand public ne sait du Docteur Dahesh que ce que lui disent des témoins, manifestement incapables de le comprendre. Cependant, ce que ces témoins nous ont légué de ses enseignements doit nous suffire de portrait.

Les Prophètes, en tout temps et en toutes choses, ont eu les visions les plus justes.

L’idéal féminin serait l’intelligence de Marie Curie dans le corps d’une star de cinéma comme Raquel Welch (cela dit sans offense à la vraie Raquel Welch qui est d’une intelligence étonnante). Le comble serait l’inverse : une intelligence de Raquel Welch dans un corps de Marie Curie.

Exemple plaisant de « remède pire que le mal » : mettre un crapaud dans sa poche pour échapper à certains maléfices.

L’Amérique croit incarner seule l’essence de la Démocratie. (Qui lui fait croire cela sinon sa propre marotte.)

Mieux vaut un despote national qu’un libérateur étranger.

Reste à comprendre comment les Japonais sont tombés dans le piège de Pearl Harbour.

« Pour moi la musique est un processus inachevé, toujours en chantier. En fait, il n’y a pas d’interprétation définitive, absolue, d’une œuvre musicale ; il n’y a que les possibilités infinies de la beauté [interprétée]. » (L’Express)

« Une récente étude de la Banque mondiale portant sur 47 guerres civiles entre 1967 et 1999 montre que, au-delà des tensions ethniques et religieuses, l’origine des conflits est bien souvent la lutte pour le contrôle des ressources naturelles. »

Nous allons au collège beaucoup moins pour nous instruire que pour nous imprégner des préjugés de notre classe, sans lesquels nous serions de malheureux parias.

S’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème.

« On a tort de vouloir convaincre par le raisonnement, où il ne faut que persuader par le sentiment. » (Pierre de Beaumarchais)

« Un honnête homme n’est ni Français, ni Allemand, ni Espagnol, il est Citoyen du monde, et sa patrie est partout. » (Cyrano de Bergerac)

Souvent le drapeau, souvent la religion ne sont que de vulgaires et criminels chiffons.

On tolère ce qu’on ne peut empêcher… Aussi le vocable tolérance est-il affecté d’une connotation péjorative.

Souvent une entrave insurmontable cache une ressource inestimable.

Le monde n’est pas un frêle esquif abandonné à la fortune et à l’injustice. C’est faute d’apercevoir l’enchaînement providentiel du Destin, c’est-à-dire « le Gouvernement divin de l’univers », que l’homme en vient à croire qu’il n’y a que confusion et désordres ici-bas. Mais dans la réalité, « tout est régi par une loi immanente qui oriente vers le bien ». (Notes de lecture)

Rien ne fait mieux l’éducation d’un critique comme un peu de pratique dans l’art qu’il critique.

L’ordre des choses ici-bas n’est ni naturel ni  fatal, mais la conséquence naturelle de nos choix.

La clarté est le péché du génie.

On n’a pas le choix : il nous faut accepter de vieillir ou alors mourir jeune.

Le bonheur n’est pas d’avoir tout ce qu’on désire mais d’apprécier ce qu’on a. (Notes de lecture)

On a beau faire, la nature surnage comme l’huile.    (« Il y a quelque chose de plus fort que tous les sentiments, c’est la nature. » Balzac)

La religion, c’est l’inaccessible et l’incompréhensible mis à la portée des sots !

L’ignorance est le luxe des sots.

La sagesse est la sottise des fous, la folie est le plaisir des sages.

Il n’est de faux dieux qu’aux yeux des autres.

Aimer savoir est humain, savoir aimer est divin. (Joseph Roux)

Celui qui dit la vérité doit avoir son cheval sellé.

Assieds toi au bord de la rivière, tu verras le cadavre de ton ennemi passer. (Proverbe bantou)

Oh ! les sottes créatures que nous serions si nous ne savions que ce que nous avons lui. (Denis Diderot)

Ne sois pas plus sage qu’il ne faut, de peur d’être stupide. (L’Ecclsiaste : VII, 17)

Dieu préfère la folie des sages à la sagesse des fous.

Ce sont les paroles les moins tapageuses qui suscitent la tempête et les pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe. (Friedrich Nietzsche)

« Il n’est rien de tel que d’être en foule pour n’avoir plus le sens commun. Cent sages font un fou, et cent moutons un loup. » (Romain Rolland, Colas Breugnon)

Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. (Pierre de Beaumarchais)

Le rire est la chose la plus sérieuse au monde. Je pense même que ne vont au Ciel que ceux qui savent rire de tout… en commençant par eux-mêmes.

« Juifs et Arabes, nous sommes les enfants d’un même père, Abraham ! Je réitère ce que je vous ai dit dans plusieurs de mes déclarations, que les Arabes étaient arabes avant Moïse, Jésus et Mahomet. Que les religions nous obligent sur Terre à suivre les principes du droit et de la fraternité, et celui qui vise à introduire le désaccord et à cultiver la dissidence entre le Musulman, le Chrétien et le Juif, n’est pas Arabe. » (Feysal el-Hâchimi, Ier roi d’Irak)

On ne connaît bien une nation ou une époque des temps passés qu’à travers ses arts.

Les défis que nous lance l’avenir sont à la mesure des possibilités qu’il nous ouvre.

À cinquante ans, je me disais : « Dieu comme je suis vieux ». Aujourd’hui, avoir cinquante ans, c’est retrouver toute ma jeunesse.

Drôle de Terre : Une partie rêve sous les étoiles alors que l’autre partie de l’humanité accueille le soleil qui les lui cache. Ce qui est « invisible » à l’un tisse les rêves de l’autre…

Sans le Pays du Cèdre, il n’y a point d’Israël au sens biblique du terme ! Ne dit-on pas « la Terre promise de Canaan » ? Le Liban ne fait-il pas partie du « Pays de Canaan » donné à la postérité d’Abraham comme un héritage qui lui est échu ? Dans le Deutéronome, Moïse ne chante-t-il pas aux portes de la Terre promise : « Laisse-moi passer, je Te prie, laisse-moi voir ce bon pays de l’autre côté du Jourdain, ces belles montagnes et le Liban » ?

« Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. » (Émile Zola)

Assieds-toi au bord de la rivière, tu verras le cadavre de ton ennemi passer. (Proverbe bantou)

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. (Jean de la Fontaine)

Si tu veux être apprécié, meurs ou voyage. (Proverbe persan)

« La véritable amitié commence quand on visite quelqu’un sans raison : sans rien avoir à lui dire et surtout sans rien avoir à lui demander. » (Romain Werlen)

« Ne rends pas trop souvent visite à ton voisin, sinon il sera lassé de toi au point de te haïr. » (La Bible)

Il m’aime assez pour me rendre visite, mais pas assez pour m’inviter chez lui. (Awakel)

Les visites font toujours plaisir, si ce n’est en arrivant, du moins en partant. (Jean de La Bruyère)

Ne soyons pas hypocrites, ne disons pas que les Musulmans et les Juifs c’est : « œil pour œil et dent pour dent » et que le Christianisme est la prétendue religion du pardon et de « tourne l’autre joue à celui qui te gifle »… Puisque Jésus lui-même a bien pris le fouet pour chasser les marchands du temple et plus d’une fois il nous a rappelé qu’ « il nous sera mesuré avec la même mesure dont on s’était servi pour mesurer les autres ». (Awakel)

La qualité des idées ne tient pas nécessairement au nombre de ceux qui la soutiennent… Heureuse la pensée que tout le monde combat, car quelle grande idée n’a pas été combattue dès le berceau! (Awakel)

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. » (Platon)

Un homme qui se noie cherche à s’agripper même à une paille de riz. (Proverbe chinois)

Il n’est rien de plus beau que de mourir pour ceux qu’on aime. (Jésus-Christ)

C’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore. (Anatole France)

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » (Sénèque)

Ainsi est fait notre monde que le bien est présent dans le mal tout comme le chêne est présent dans le gland. (Awakel)

Toute nouvelle religion finit par faire le jeu de ses détracteurs. (Awakel)

La religion réforme la vie, cela ne doit pas exclure que la vie peut et doit réformer la religion.

« Si je dois être vaincu, que ce soit par moi et moi tout seul, contre moi-même, pour le monde, mon Père et Père des Mondes ! afin que la Vérité vive et trouve son chemin parmi les hommes. » (Docteur Dahesh)

Heureux les sages qui savent se tairent et ne prennent la parole que pour défendre le droit et la justice.

Que ne disent-elles, nos religions, de bêtises au nom de Dieu.

Sans frein moral, la « démocratie » est une utopie, une utopie dangereuse ! D’ailleurs sans respect des valeurs fondamentales à sa base, toute forme de société marche (plus ou moins vite, malgré son optimisme) vers la ruine et le désastre. L’économie libérale elle-même implique un certain respect des valeurs humaines, un respect des principes qui seuls diffèrent l’homme social de l’homme animal et anarchique.

Occupe-toi des biens de ce monde comme si tu allais vivre éternellement, et pense à ta vie d’après comme si tu allais mourir demain. (Ali Ibn Abi Taleb)

C’est si ennuyeux, le deuil ! À chaque moment, il faut se rappeler qu’on est triste. (Jules Renard)

Le plus grand malheur de l’homme, c’est un mariage heureux. Aucun espoir de divorce ! (Milan Kundera)

La vraie religion, celle en laquelle je crois, c’est celle qui d’abord nous émancipe de toute religion. (Awakel)

1 ] Sans frein moral, la « démocratie » est une utopie, une utopie dangereuse ! D’ailleurs sans respect des valeurs fondamentales à sa base, toute forme de société marche (plus ou moins vite, malgré son optimisme) vers la ruine et le désastre. L’économie libérale elle-même implique un certain respect des valeurs humaines, un respect des principes qui seuls diffèrent l’homme social de l’homme animal et anarchique.

2 ] La métempsycose composait un dogme fondamental courant, on n’en discutait pas plus que dans un roman contemporain de la « rondeur » de la Terre.

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