Menu

C’était hier

Hier, en passant près de ma demeure,

tu es venu t’asseoir à l’ombre de mes jardins.

Tu as mangé de mes fruits;

et dans le silence de ton coeur,

tu a béni mes arbres et mes rameaux.

Depuis ce jour mémorable,

j’ai tracé de nouvelles allées

parmi l’herbe tendre et les fleurs odorées.

Et ma tristesse me tourmente

– sans cesse –,

car en mon coeur quelque chose me dit,

qu’avant longtemps,

tu ne reviendras plus mêler ton ombre

aux ombrages que tu as bénis.

Tes traces sont encore partout vivantes;

aucun pas d’ami n’est venu les effacer.

Car parmi l’herbe verte et les feuillées fleuries,

         j’ai emprunté de nouveaux chemins.

Et chaque matin je me lève avec l’aube,

         et nettoie la poussière des étoiles,

qui tombe les effleurer;

et je prie le Ciel que tu reviennes,

en baisant, comme elle,

ô Dahesh!

ton passage qui m’a béni.

Chant d’Abel

Offrande poétique?!Je te veux comme un salut que je lance, de loin (avec mon foulard et ma guitare de bohémien,) à l’humanité entière. Le jour où j’atteindrai les cimes, mon salut sera d’une autre sève!

Lire le poème»

Chant du Lac

Ce fut hier ce jour où ton souffle
m’envahit,
hier,
ce jour où mon âme t’enlaça
en mille flots permis.
Amour!
Rêve!
Chanson!

Lire le poème»

Chant du matin

C’est le jour qui s’éveille!
Tout est gloire!
Tout est flamme!
Tout est couleurs!
Les fées diurnes font et défont mille feux,
les nuances se lient aux nuances,
les chants aux chants,
la nuit au jour…

Lire le poème»

Dahesh

Toi seul es le Maître!
Toi seul es l’Ami!
J’ai bu à la source qui rend gai tout savoir…
Est-il en ce Monde une force qui vaincra ta volonté en moi?
Aucun mal, aucune arme ni trame ne me touchera, moi l’ombre obstinée de ta vérité! Toute opposition me servira de piédestal, vers un bien plus suave encore!
Prophète Bien-Aimé!
toi seul es le Vin,
toi seul es la Vigne!

Lire le poème»

Jamais

Si toute la Terre,
hérissée de clochers sublimes,
déchirait le Ciel à ses carillons,
– comme Tes paradis, Seigneur!
en jour de fêtes –
je n’élèverai mon regard, ni ne sécherai mes larmes,
que le jour où j’entendrai Ses pas!

Je fermerai mon coeur à tous les matins,
et davantage chaque nuit,
je m’abîmerai sans lever les yeux à Tes étoiles,
jusqu’au jour, Seigneur!
où j’entendrai Ses pas!

Aucun fruit ne me tentera,
aucune joie! aucun remords!
Je laisserai Ton calice vide,
ma table nue, sans pain,
jusqu’au jour où j’entendrai Ses pas!

Aucune prière ne sortira de ma bouche,
de mon coeur meurtri,
ni chant ni au moins l’espoir d’un regret jamais,
n’effleurera ma poitrine!
Je serai néant noir,
sans lune, sans reflet, sans étoiles,
jusqu’au jour, Seigneur!
où j’entendrai Ses pas!

Lire le poème»

Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés