Jamais

Si toute la Terre,

hérissée de clochers sublimes,

déchirait le Ciel à ses carillons,

– comme Tes paradis, Seigneur !

un jour de fêtes –

je n’élèverai mon regard, ni ne sécherai mes larmes,

que le jour où j’entendrai Ses pas !

 

Je fermerai  mon cœur à tous les matins,

et davantage chaque nuit,

je m’abîmerai sans lever les yeux à Tes étoiles,

jusqu’au jour, Seigneur !

où j’entendrai Ses pas !

 

Aucun fruit ne me tentera,

aucune joie ! aucun remords !

Je laisserai Ton calice vide,

ma table nue, sans pain,

jusqu’au jour où j’entendrai Ses pas !

 

Aucune prière ne sortira de ma bouche,

de mon cœur meurtri,

ni chant ni au moins l’espoir d’un regret jamais,

n’effleurera ma poitrine !

Je serai néant noir,

sans lune, sans reflet, sans étoiles,

jusqu’au jour, Seigneur !

où j’entendrai Ses pas !

Triptyque

[Volet gauche du triptyque]

« Un grand prophète est parmi nous.
Un prophète que chante l’Évangile de Jean,
le Coran sacré de l’Islam
et les pages immortelles de David et de Salomon… »

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Tristesse

L’hiver aura plus de pleurs,
et plus de tristesse hantera
nos saules pleureurs,
pour un « seul innocent divin », mort sur l’autel qui préjuge
que pour « l’humanité entière »,
saccagée par les crimes de guerre…
Pour un seul divin, seigneur,
l’hiver eût plus de pleurs!

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Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés