La colombe

Je te chante

                   en des mots qui pleurent,

                   toi que personne ne connaît!

Et cette tristesse est toute ma joie!

Je te chante sur la terre oublieuse

                   où tant de colombes furent reniées!

J’ai peur pour toi,

                   lumière des générations.

Ici, c’est le coeur de l’enfer,

                   une rose de vices

                   que l’on nomme la Terre!

Reprends ton vol,

ô blanche colombe de Noé!

vers tes paradis d’émeraudes et de diamants!

         Douce colombe, où poseras-tu les pattes?

Rejoins le coeur de Dieu avec ton rameau d’olivier,

et toujours, de moi souviens-toi.

Triptyque

[Volet gauche du triptyque]

« Un grand prophète est parmi nous.
Un prophète que chante l’Évangile de Jean,
le Coran sacré de l’Islam
et les pages immortelles de David et de Salomon… »

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Tristesse

L’hiver aura plus de pleurs,
et plus de tristesse hantera
nos saules pleureurs,
pour un « seul innocent divin », mort sur l’autel qui préjuge
que pour « l’humanité entière »,
saccagée par les crimes de guerre…
Pour un seul divin, seigneur,
l’hiver eût plus de pleurs!

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