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Le Parfum inexprimé

Je sens vivement palpiter en moi,
comme le parfum d’une foule d’accords inexprimés.
Et qui s’éteignent avec des échos finement lointains,
dès qu’ils effleurent ma conscience.
Mais à chaque fois que je prends la plume
pour épingler ces êtres aux ailes de musique,
le rythme et la pensée nette m’échappent;
et, volant loin de moi à tire-d’aile,
le flot suave me déserte,
comme soudain… une envolée de papillons
blottis dans la feuillée!

Avez-vous vu rire aux éclats un buisson,
au pied d’un saule pleureur,
ou d’un palmier d’Arabie plein d’oiseaux?

Je dépose alors tout espoir de les poursuivre;
et pourtant, leur visite imprévue reste là,
en moi, bien tonique et indéfinie.
Je tente aussitôt (mais en vain) d’ébaucher en tableau,
à l’aide de mots fugitifs pêchés dans l’émotion,
la joie que m’a valu ce moment ineffable et onduleux…
Ombre de cygne,
caressant son nid de flots,
comment retenir ton souffle et surtout ton verbe?!
Oh! vraiment, que je suis enfant!

« Et boudeuse la lune,
au clair de son charme,
verse sur l’eau rêvante
des reflets humides!
Boudeuse la lune,
charme ces moments impressionnants,
où,
au clair doux des rayons,
je pense,
médite,
et pleure. »

Chant d’Abel

Offrande poétique?!Je te veux comme un salut que je lance, de loin (avec mon foulard et ma guitare de bohémien,) à l’humanité entière. Le jour où j’atteindrai les cimes, mon salut sera d’une autre sève!

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Chant du Lac

Ce fut hier ce jour où ton souffle
m’envahit,
hier,
ce jour où mon âme t’enlaça
en mille flots permis.
Amour!
Rêve!
Chanson!

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Chant du matin

C’est le jour qui s’éveille!
Tout est gloire!
Tout est flamme!
Tout est couleurs!
Les fées diurnes font et défont mille feux,
les nuances se lient aux nuances,
les chants aux chants,
la nuit au jour…

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Dahesh

Toi seul es le Maître!
Toi seul es l’Ami!
J’ai bu à la source qui rend gai tout savoir…
Est-il en ce Monde une force qui vaincra ta volonté en moi?
Aucun mal, aucune arme ni trame ne me touchera, moi l’ombre obstinée de ta vérité! Toute opposition me servira de piédestal, vers un bien plus suave encore!
Prophète Bien-Aimé!
toi seul es le Vin,
toi seul es la Vigne!

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Jamais

Si toute la Terre,
hérissée de clochers sublimes,
déchirait le Ciel à ses carillons,
– comme Tes paradis, Seigneur!
en jour de fêtes –
je n’élèverai mon regard, ni ne sécherai mes larmes,
que le jour où j’entendrai Ses pas!

Je fermerai mon coeur à tous les matins,
et davantage chaque nuit,
je m’abîmerai sans lever les yeux à Tes étoiles,
jusqu’au jour, Seigneur!
où j’entendrai Ses pas!

Aucun fruit ne me tentera,
aucune joie! aucun remords!
Je laisserai Ton calice vide,
ma table nue, sans pain,
jusqu’au jour où j’entendrai Ses pas!

Aucune prière ne sortira de ma bouche,
de mon coeur meurtri,
ni chant ni au moins l’espoir d’un regret jamais,
n’effleurera ma poitrine!
Je serai néant noir,
sans lune, sans reflet, sans étoiles,
jusqu’au jour, Seigneur!
où j’entendrai Ses pas!

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Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés