Poème libre

D’une bougie les perles que pleure,
vermeille, la flamme,
ondine cachée au sein des flots amers,
et la douceur de sa pointe qui danse,
molle et finie,
composent un mystère de silence et de couleurs
et de parfums infinis!
Et bercent mon coeur comme un refrain de vagues
au coeur aride des rochers!
D’une bougie les perles que pleure la flamme!

D’une bougie l’ombre qui décline, lentement,
comme une aile qui se referme, rêveuse;
et monte comme une prière!
Comme une lyre lumineuse
que frôle le souvenir d’une âme qui fuit!
D’une bougie l’ombre qui décline, et berce mon coeur!

D’une bougie la cire généreuse
qui tombe et se refroidit,
sur le plateau où s’ébauchent, blanches, les dunettes,
qui inspirent au poète « le rêve avorté » des fleurs
que butina l’abeille!
Et le murmure de la ruche au coeur des champs!
D’une bougie la cire généreuse qui tombe
et se refroidit!…

Mon Bien-Aimé

Depuis ma plus tendre enfance,
le seul rêve qui me resta,
l’Ami, la Rose, ma Consolation et ma Chanson;
le seul espoir d’ambition qui survit dans mon
coeur

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Nocturne

Quand mon crépuscule atteindra
ses rimes nocturnes,
ô vie,
que dans une étreinte plus forte que l’Amour,
mon âme en toi s’épanouisse poèmes et oubli!
Toi qui embellis de doux ocelles la chenille,
et ranimes de tempêtes oubliées l’onde sénile;

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Nostalgie

Ô nuit insondable!
Nuit éternelle et pure,
éloigne de moi le havre désiré!
J’ai connu,
– oh! comme la soif est belle! –
j’ai connu un plus haut bonheur
que celui d’être!
Ô havre, éloigne,
éloigne encore, et encore ton ombre!
Que ma marche vers tes cimes
dure l’Éternité!
Nuit insondable et pure,
éloigne-les encore!
Que ma marche vers tes étoiles
m’enivre toujours!

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Nostalgie

Tristesse, tristesse,
fleur extrême qui danse, invisible,
au coeur des printemps,
j’aime les chansons que me chante ta lyre bohème!
J’aime le vin de tes nostalgies pures!

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