Prélude au moqueur

Vendanges sont faites !
À pas de velours
les lutins fuient ;
et les nymphes
et les satyres des bois…

Vendanges sont prêtes !
Pan range sa flûte dorée
au coeur de la danse qui plie tente…

L’hiver passe et repasse
voir ce que les nuages ont brodé,
broutant leur soûl dans les pâturages bleus…
Et Zeus, l’indétrônable Zeux,
luit et reluit ses lames argentées !

Vendanges sont mortes… Adieu, la Terre !
Nous reviendrons en notre mois de mai !

L’Étoile du Berger

Seigneur!
C’est bien loin l’Étoile du Matin!
Quand j’ai soif de son onde absolue,
je contourne les lacs accueillants,
là où miroite, légère,
son image hyaline,
avec des reflets doucement pâles
et lamés.

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L’heure la plus silencieuse

Silence! Silence des dieux!
Silence de cygne!
Silence près des fontaines claires,
que nul objet étrange à sa nature ne dérange!
Silence de parfum dans le mystère des bourgeons!
Silence pur et léger,
évoluant à pas de chatte dans les cieux!
Silence sidéral qui me parle d’étoiles multicolores!

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L’hiver

L’hiver est revenu,
et le bois est si joli!
Oh! qu’il fait doux, sous la feuillée en pleurs,
respirer le parfum des branches,
quand le ciel mêle la pluie aux rêves des oiseaux!

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L’indifférent

Quand le « Devoir » me convoquera,
je laisserai mon père, et ma mère,
ma maison, et ma patrie;
et je volerai d’emblée
ainsi qu’une flèche en feu par sa cible happée.
Pour le Devoir je n’irai pas par quatre chemins!

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