Au bout de l’espoir

Ô Poésie!
Toi qui ne chantes que la vie et l’amour en l’homme,
allons retrouver l’aube,
au bout du long chemin,
retrouver l’aube au bout de la lutte!
Voici nos chants!
Voici notre sang!
Voici nos rêves, nos peines et nos diamants!
Empêche-les, ô! Dieu du Ciel!
Dieu des justes et des midis opprimés!
empêche-les de couler en vain!
Nos coupes débordent de larmes qui crient!
Vers toi, ô Ciel!
Puisque tu es divinité d’Amour,
puisque mourir,
pour l’orphelin,
c’est te rejoindre;
dans une étreinte infinie de lumière,
donne-nous l’espoir, la rose et leur parfum!
Nos âmes sont piétinées!
Donne-nous l’aube, l’aube de nos demains!
Ô Poésie!
Assez rimer cette vie,
et l’amour qu’on galvaude, qu’on renie!
Allons retrouver cette aube
au bout du chemin;
retrouver l’aube,
au bout de la lutte!
Allons, mes frères,
voici déjà la tombe!
Mais non la fin!
Non la cendre!
Mais une lumière!
Un éveil!
Une victoire!
Sur la vie!
Sur les ténèbres, mes frères!
Car voici l’aube… au bout des chemins!

L’inexorable tempête

Je sais que la caravane des jours portera mes chansons où que tu demeures.
Toutes célèbrent le miel et la nostalgie de ton retour!
Qu’importe si, dans mes hâtes ou mes faiblesses, j’ai bafoué, impardonnable, l’harmonie chenue et reconnue?

Lire le poème»

La colombe

Je te chante
en des mots qui pleurent,
toi que personne ne connaît!
Et cette tristesse est toute ma joie!
Je te chante sur la terre oublieuse
où tant de colombes furent reniées!
J’ai peur pour toi,
lumière des générations.
Ici, c’est le coeur de l’enfer,
une rose de vices
que l’on nomme la Terre!
Reprends ton vol,
ô blanche colombe de Noé!
vers tes paradis d’émeraudes et de diamants!

Lire le poème»

La marguerite

Ils se sont se prosterner parmi la foule
venue se bénir le front en ces lieux impassibles,
où tu demeurais muet et lointain!

Et quand mon tour arriva,
pour esquiver ma confusion et la leur, je fuis au loin!
Car dans mes mains, je ne t’offrais qu’une frêle marguerite,
qui souriait bien pauvre mais lutin!

Lire le poème»

La rive des Séraphins

Allons vers l’autre rive, mon âme,
allons renaître aux temps nouveaux!
– Où rien de ce monde n’existe,
d’où tout l’homme est banni. –
Où les jardins ont des musiques pures,
et la mer, la magie des chants divins!
Allons-nous mon âme vers d’autres rivages,
où l’ombre est colorée comme l’aube,
au pastel des paradis;
et le bonheur, joaillier de nos amours,
en mille vagues revient se briser sur les pierres,
et polir le chant des feuillages.

Lire le poème»

Le Liban, un peuple déicide!

Puisque l’innocent est jeté dans l’abîme.
Puisque les valeurs rampent adorer le crime.
Puisque l’aigle de la haine envahit toute cime.
Puisque le mal a triomphé quoique nous fîmes.
Seigneur…

Lire le poème»

Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés