Jamais

Si toute la Terre,

hérissée de clochers sublimes,

déchirait le Ciel à ses carillons,

– comme Tes paradis, Seigneur!

en jour de fêtes –

je n’élèverai mon regard, ni ne sécherai mes larmes,

que le jour où j’entendrai Ses pas!

 

Je fermerai  mon coeur à tous les matins,

et davantage chaque nuit,

         je m’abîmerai sans lever les yeux à Tes étoiles,

jusqu’au jour, Seigneur!

où j’entendrai Ses pas!

 

Aucun fruit ne me tentera,

aucune joie! aucun remords!

Je laisserai Ton calice vide,

ma table nue, sans pain,

jusqu’au jour où j’entendrai Ses pas!

 

Aucune prière ne sortira de ma bouche,

de mon coeur meurtri,

ni chant ni au moins l’espoir d’un regret jamais,

n’effleurera ma poitrine!

Je serai néant noir,

sans lune, sans reflet, sans étoiles,

jusqu’au jour, Seigneur!

où j’entendrai Ses pas!

On doit lutter pour sa cause

Rebelle-toi mon coeur!
Rebelle-toi!
Contre la foi de ce siècle impie et irréligieux!
Rebelle-toi contre les religions du méchant,
et le mensonge des savants!
Rebelle-toi contre la nuit qui aveugle
et les soleils qui éblouissent!
Rebelle-toi mon coeur!
Rebelle-toi!

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Poème Divin
-1-

Seigneur!
L’Univers est un « Poème immatériel »
qui ne cesse de germer
au sein des galaxies.
Le jour où l’Harmonie reprendra la tribune sidérale,
pour accorder nos doutes et nos cris,
tous sauront
que Toi seul
es Dieu, l’Unique et l’Infini!
Depuis l’aube des temps,
Tes poèmes palpitent au coeur des galaxies,
dans des vers qui vivent et se multiplient
en genèses, déclins et recommencements!

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Poème Divin
-2-

Chaque peuple,
chaque nation,
et chaque être dans son domaine, Seigneur,
tente de se vanter d’une chose, qui,
en bonne réalité, ne lui appartient pas.
Car Toi seul est le Dispensateur
de toutes choses ici-bas!
Celui-ci dira: « N’est-ce-pas moi, Muse,
qui ai donné cette belle page?! »
Et cet autre: « Ce merveilleux tableau,
n’est-il pas venu au monde que grâce à mon pinceau? »

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Poème Divin
-3-

Une idée d’Absolu est née
au cœur de Ton immense Coeur Divin ;
et Tu as créé les Mondes sans commencement ni fin !
Tout au long des millénaires,
les Âmes s’éveillent et s’appellent l’Une l’Autre.
Elles se mêlent et se confondent,
se fuient, s’enlacent et se défient.
Elles paraissent se demander une source d’accord sidéral,
avant d’entamer l’Idéal Concert cosmique!

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Poème libre

D’une bougie les perles que pleure,
vermeille, la flamme,
ondine cachée au sein des flots amers,
et la douceur de sa pointe qui danse,
molle et finie,
composent un mystère de silence et de couleurs
et de parfums infinis!

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Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés