L’indifférent

Quand le « Devoir » me convoquera,
je laisserai mon père, et ma mère,
ma maison, et ma patrie;
et je volerai d’emblée
ainsi qu’une flèche en feu par sa cible happée.
Pour le Devoir je n’irai pas par quatre chemins!

Quand la « Joie » me convoquera,
j’irai m’asseoir à son festin,
et je lui parlerai du « Bonheur Lointain ».
Quand la Joie me convoquera!

Quand le « Malheur » me convoquera,
j’irai avec mes braves vendangeurs,
cueillir les grappes mûres des sarments;
et je les jetterai dans son gouffre avare
comme dans un géant pressoir.
Demain j’aurai du bon vin,
Quand, Malheur, tu me convoqueras!

Quand la « Mort » me convoquera,
je laisserai tout à l’oubli,
et je m’élancerai vers les nouveaux rivages;
et, comme une vague qui s’éploie,
je soufflerai mon âme bleue et l’écume de mes chaînes,
dans son sable doré!
Il me boira telle sa joie la plus immense,
et sa joie me révèlera
les mystères espérés,
quand Mort me convoquera!

L’inexorable tempête

Je sais que la caravane des jours portera mes chansons où que tu demeures.
Toutes célèbrent le miel et la nostalgie de ton retour!
Qu’importe si, dans mes hâtes ou mes faiblesses, j’ai bafoué, impardonnable, l’harmonie chenue et reconnue?

Lire le poème»

La colombe

Je te chante
en des mots qui pleurent,
toi que personne ne connaît!
Et cette tristesse est toute ma joie!
Je te chante sur la terre oublieuse
où tant de colombes furent reniées!
J’ai peur pour toi,
lumière des générations.
Ici, c’est le coeur de l’enfer,
une rose de vices
que l’on nomme la Terre!
Reprends ton vol,
ô blanche colombe de Noé!
vers tes paradis d’émeraudes et de diamants!

Lire le poème»

La marguerite

Ils se sont se prosterner parmi la foule
venue se bénir le front en ces lieux impassibles,
où tu demeurais muet et lointain!

Et quand mon tour arriva,
pour esquiver ma confusion et la leur, je fuis au loin!
Car dans mes mains, je ne t’offrais qu’une frêle marguerite,
qui souriait bien pauvre mais lutin!

Lire le poème»

La rive des Séraphins

Allons vers l’autre rive, mon âme,
allons renaître aux temps nouveaux!
– Où rien de ce monde n’existe,
d’où tout l’homme est banni. –
Où les jardins ont des musiques pures,
et la mer, la magie des chants divins!
Allons-nous mon âme vers d’autres rivages,
où l’ombre est colorée comme l’aube,
au pastel des paradis;
et le bonheur, joaillier de nos amours,
en mille vagues revient se briser sur les pierres,
et polir le chant des feuillages.

Lire le poème»

Le Liban, un peuple déicide!

Puisque l’innocent est jeté dans l’abîme.
Puisque les valeurs rampent adorer le crime.
Puisque l’aigle de la haine envahit toute cime.
Puisque le mal a triomphé quoique nous fîmes.
Seigneur…

Lire le poème»

Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés