L’inexorable tempête

Je sais que la caravane des jours portera mes chansons où que tu demeures.

Toutes célèbrent le miel et la nostalgie de ton retour!

Qu’importe si, dans mes hâtes ou mes faiblesses, j’ai bafoué, impardonnable, l’harmonie chenue et reconnue?

En butinant le suc de mes heures de solitude, mes abeilles laborieuses n’ont pensé qu’à toi!

Toi seul, Père et Maître de l’Offrande!

 

Leur murmure soyeux semblait brûlé de diamants choisis, serti d’actes purs.

Dis-moi, Dahesh, comment briser cette digue d’attente?

Comment m’élancer vers tes rives?

Comment dévêtir la gangue qui prédit mon amour de soleils?

 

Oh! lève-toi, inexorable tempête!

Viens rompre l’orgueil infus dans mes pierres,

que l’été rende plus douce ma vie,

nuages légers au sein de l’azur…

et m’évapore,

volonté de solitaire,

dans la grande solitude bleue!

Qu’au moins une parcelle de moi

s’envole vers lui!

Triptyque

[Volet gauche du triptyque]

« Un grand prophète est parmi nous.
Un prophète que chante l’Évangile de Jean,
le Coran sacré de l’Islam
et les pages immortelles de David et de Salomon… »

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Tristesse

L’hiver aura plus de pleurs,
et plus de tristesse hantera
nos saules pleureurs,
pour un « seul innocent divin », mort sur l’autel qui préjuge
que pour « l’humanité entière »,
saccagée par les crimes de guerre…
Pour un seul divin, seigneur,
l’hiver eût plus de pleurs!

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