Mai

Mai chéri!
Mai bien-aimé des jardins fleuris;
Mai de la mélancolie qui se déride et qui sourit;
Mai des chants, des cantiques
et de l’onde superbe
et choisie;
Mai de l’amour, des passions
et des désirs infinis!
Mai des lianes vertes, des promesses généreuses
et des larmes taries;
Mai qui rendra mes blanches palombes
voyageuses et bénies!
Mai des embrassements purs
et des enlacements candides
et sereins!
Mai gai et enivré de nostalgie,
Mai de la jeunesse!
Mai des songes,
Mai,
mon Paradis!

L’inexorable tempête

Je sais que la caravane des jours portera mes chansons où que tu demeures.
Toutes célèbrent le miel et la nostalgie de ton retour!
Qu’importe si, dans mes hâtes ou mes faiblesses, j’ai bafoué, impardonnable, l’harmonie chenue et reconnue?

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La colombe

Je te chante
en des mots qui pleurent,
toi que personne ne connaît!
Et cette tristesse est toute ma joie!
Je te chante sur la terre oublieuse
où tant de colombes furent reniées!
J’ai peur pour toi,
lumière des générations.
Ici, c’est le coeur de l’enfer,
une rose de vices
que l’on nomme la Terre!
Reprends ton vol,
ô blanche colombe de Noé!
vers tes paradis d’émeraudes et de diamants!

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La marguerite

Ils se sont se prosterner parmi la foule
venue se bénir le front en ces lieux impassibles,
où tu demeurais muet et lointain!

Et quand mon tour arriva,
pour esquiver ma confusion et la leur, je fuis au loin!
Car dans mes mains, je ne t’offrais qu’une frêle marguerite,
qui souriait bien pauvre mais lutin!

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La rive des Séraphins

Allons vers l’autre rive, mon âme,
allons renaître aux temps nouveaux!
– Où rien de ce monde n’existe,
d’où tout l’homme est banni. –
Où les jardins ont des musiques pures,
et la mer, la magie des chants divins!
Allons-nous mon âme vers d’autres rivages,
où l’ombre est colorée comme l’aube,
au pastel des paradis;
et le bonheur, joaillier de nos amours,
en mille vagues revient se briser sur les pierres,
et polir le chant des feuillages.

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Le Liban, un peuple déicide!

Puisque l’innocent est jeté dans l’abîme.
Puisque les valeurs rampent adorer le crime.
Puisque l’aigle de la haine envahit toute cime.
Puisque le mal a triomphé quoique nous fîmes.
Seigneur…

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Copyright © 2009 Georges H. Chakkour – Tous droits réservés